mercredi 18 novembre 2009

Le baiser de Judas

Monsieur le Maire,

Ce matin, je suis envahi d’une angoisse dont je ne peux me débarrasser. J’ai été bien naïf de croire que vous étiez un homme pieux, sincèrement habité par la parole du Christ. Au fond, faire appel à votre dévotion pour parler du dossier de la salle de spectacle n’était qu’une tentative désespérée de vous toucher. Mais, pour cela, il aurait fallu que votre foi soit pleine de sens et que, de ce fait, vous soyez habité par le désir de l’incarner dans chacun de vos gestes.

Mais votre foi n’est qu’une mascarade, une diversion séduisante destinée à notre population vieillissante, une population qui se rend parfois à la messe le dimanche et qui croit qu’il faut être juste et droit pour gagner son ciel. Je ne suis pas seul à penser en ces termes ce matin, le blogueur Jack va à peu près dans le même sens.

Un homme pieux ne pourrait balayer du revers de la main le jugement prononcé dans le dossier du renvoi du premier directeur général de Saguenay. Il ne pourrait chercher à camoufler le crime commis en justifiant une économie de salaire. Cette rhétorique me semble plus proche du nazisme que du catholicisme, parce que vous justifiez le non-respect des droits et libertés d’un homme par un argument économique. Parce que vous nous demandez de fermer les yeux sur vos façons de faire malsaines et cherchez à nous faire croire que c’est pour notre bien que vous avez agi ainsi. C’est ce qu’avait réussi à faire Adolf avec les Allemands…

Il me semble que le bon chrétien que vous prétendez être reconnaîtrait ses fautes, exprimerait au moins un repentir. Or, rien de cela : non seulement vous ne vous excusez de rien, vous nous dites que vous feriez exactement la même chose aujourd’hui. Mais que se passe-t-il donc quand vous vous agenouillez dans un confessionnal ? Que disent vos conseillers spirituels à propos de votre comportement ? À mon avis, ces hommes d’Église qui vous entourent sont aussi coupables que vous : ils dénaturent la parole du Christ et, de ce fait, méprise la foi de vos chers électeurs. C’est d’une tristesse inconsolable.

Vous rendez vous compte, monsieur le Maire, combien de fois, dans une seule journée, vous reniez les principes dont vous prétendez être l’apôtre ?

1 commentaires:

Jack a dit…

Merci de m'éviter de parler encore contre les curés qui s'allient toujours immanquablement à tout ce qui peut ressembler à un dictateur: Franco, Mussolini, Duplessis, Bonaparte (I et III), voire Hitler et... Jean Tremblay (quoique celui-là, minable).
Merci encore.